Les CIDFF sont aujourd’hui en situation de crise inédite : depuis l’adoption du projet de loi de finances pour 2025, les crédits que l’État s’est engagé à verser pour financer les associations qui œuvrent dans le champ de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les violences n’ont toujours pas été versés. 

Afin d’alerter sur cette crise financière inédite que connait notre réseau, mercredi 18 juin, à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire, les CIDFF ont décidé de se mobiliser entre le 23 et le 27 juin afin d’interpeller l’Etat sur l’urgence du versement des subventions.  

De plus, depuis le 7 août 2024, les CIDFF sont tenus de verser la Prime Ségur à leurs salarié·es. En 2024, les crédits engagés n’ont pas été compensés, ce qui fragilise fortement les finances des CIDFF mais également l’activité.

En effet, des permanences d’informations juridiques en milieu rural ont été suspendues, alors même qu’un féminicide sur 2 a lieu en milieu rural. D’autres se voient obligés de négocier des crédits avec leur banque pour assurer le bon fonctionnement des structures.

Dans ce contexte, les CIDFF du Grand Est participent activement à la semaine de mobilisation initiée par la tête de réseau national, notamment en relayant la campagne “Subventions non versées, droits des femmes en danger”. Certains CIDFF, comme l’Aube, la Haute-Marne, Lunéville, ou encore la Meuse ont suspendu leur permanence pour l’ensemble de la semaine, tout en assurant un service minimum pour les situations d’urgence de violences sexistes et sexuelles.

Nous vous invitons à lire le communiqué de presse publié par la Fédération nationale des CIDFF afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de cette mobilisation.

Communiqué 18 Juin 2025